Une profession en souffrance

Enseignants : une profession en souffrance ?

Classé parmi les 10 métiers les plus stressants, l’enseignement n’est plus considéré comme le plus beau métier du monde. Un fait attesté par une étude de la DARES (Direction de l’animation et de la recherche, des études et des statistiques) de 2013 réalisée auprès de 1 610 enseignants dont 91 % de ceux du premier degré pensaient à leur travail tout le temps, contre 86,5 % pour ceux du second degré. De son côté, le médiateur de l’éducation nationale confirme dans son rapport de 2016 qu’il y a bien des risques psychosociaux chez les enseignants qui pratiquent un métier solitaire. 

D’où vient le stress des enseignants ? 

Plus connu sous le terme de burn-out, le stress des enseignants affecte leur santé psychologique et mène souvent à un épuisement professionnel. Parmi les variables prises en compte pour évaluer le phénomène, le sexe, l’âge, l’état civil, l’ordre d’enseignement, les expériences dans le métier sont ceux d’ordre biographique. L’on considère également les conflits avec l’administration, la surcharge de travail, l’indiscipline des apprenants dans les variables organisationnelles, tandis que le style d’enseignement, la personnalité de l’enseignant et le manque de satisfaction professionnelle sont aussi mis en cause et considérés comme de véritables facteurs de stress. 

Reconnaitre les signes de stress chez l’enseignant 

Qu’il travaille dans le premier ou le second degré, l’enseignant est sujet à des situations de stress. Parmi les signes les plus courants, l’on constate une baisse de la motivation, un manque de satisfaction au travail, une diminution de la performance, ainsi que de plus en plus de sentiments de frustration et de culpabilité face aux élèves. Sur le long terme, cet épuisement professionnel va avoir des effets sur la santé, notamment une dépression chronique, un taux d’absentéisme conséquent et un décrochage dont les impacts négatifs se ressentiront chez les élèves. 

La charge mentale des enseignants 

Facteur de stress, la charge mentale des enseignants est cette charge cognitive qui nous incite à toujours vouloir se poser des questions sur nos compétences, les tâches journalières que l’on doit faire et ces questions qui ont tendance à envahir notre esprit et qui nous pousse à devoir nous surpasser, quitte à vouloir porter tout le poids du monde sur les épaules. Parmi les causes de la charge mentale chez l’enseignant, la recherche de solutions domine et devient compliquée lorsque l’on a du mal à trouver la bonne pédagogie pour faire travailler les élèves, source d’insomnies et de sentiment d’impuissance une fois face aux élèves. Il y a aussi la technologie envahissante à ne citer que les courriels de l’administration qui mettent la pression sur les enseignants, ou encore la recherche de perfectionnisme qui pousse à vouloir rechercher la reconnaissance des autres. 

Elève

Stress des enseignants : comment y remédier ? 

Même s’il est tout à fait compréhensible de vouloir tout ce qu’il a de mieux, il faut apprendre à se détendre pour bien vivre son métier d’enseignant. Pour vous aider à y arriver, le blog profdebonheur.fr propose d’accompagner les enseignants dans cette quête du bien-être dans les manières d’enseigner, les relations entre collègues et l’aboutissement des recherches pédagogiques. Et s’il y a bien une technique infaillible, c’est le cas du lâcher-prise à adopter petit à petit en faisant en sorte de tout planifier, de prendre le temps de faire quelque chose, ne serait-ce que pour corriger les copies. Et lorsque vous serez en dehors du cadre scolaire, multipliez les activités pour ne plus avoir à penser à vos élèves. Ainsi, faites du sport pour évacuer le stress, retrouvez vos anciennes passions telles que le bricolage ou la couture, inscrivez-vous à des cours d’activités relaxantes telles que le yoga ou la méditation, prenez le temps de vous amuser en famille, mais surtout, soyez un peu égoïste et pense enfin à vous. 

2 réflexions sur “Enseignants : une profession en souffrance ?”

  1. Bonjour, j’ai besoin d’aide.
    Si cela est contre votre politique, je vous prie de m’en excuser. Je suis prof en situation de handicap. J’ai tous les documents qui l’attestent et qui précisent les aménagements nécessaires.
    L’expert du rectorat de Lyon va dans le même sens.
    Malheureusement, l’administration me refuse les points de bonifications pour avoir un poste qui correspond à ma situation.
    Cela dure cinq années.
    Ces deux dernières années, j’ai été en arrêt maladie au motif : poste non adapté.
    Cette année, j’ai refait le dossier avec tous les justificatifs : mdph, certificats médicaux, médecin du rectorat de Lyon, psychologue du travail du rectorat de Lyon, …
    Mais, une fois de plus, la Dipe me refuse les points de bonifications.
    Pour être précise, cela fait 13 années que je me bats.
    Mais, ces dernières années, la dipe m’affecte sur des postes à l’opposé de celui demandé par les médecins.
    En fait, cela fait 13 années que je suis TZR. J’ai envoyé des mails à la médecine préventive du rectorat et au psychologue du travail du rectorat les informant que je me suis battue de toutes mes forces.
    Maintenant, j’en ai plus. La seule chose qui me reste est me suicider.
    Si vous voulez bien m’aider, je vous prie de relier mon cri de désespoir, peut – être cela changera quelque chose.

  2. Le rectorat de Lyon use de tous les stratagèmes pour pousser les professeurs en situation de handicap à la porte : refus des points de bonification, poste adapté. Racisme ou dégraissé le mammouth ?

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