Transmise par piqûre de moustiques, la maladie virale dénommée encéphalite japonaise s’avère endémique des pays d’Asie et des îles du pacifique. Quoique bénigne chez la plupart des individus, cette pathologie peut parfois muer en une enflure du cerveau, dont l’issue peut être fatale. Il vous importe de connaître cette maladie afin de vous en préserver efficacement, surtout si vous êtes du nombre des voyageurs visitant des zones à risque. Dans les lignes qui suivent nous l’examinons minutieusement pour vous.
Signes et symptômes

La mortalité est variable, mais elle est généralement beaucoup plus élevée chez les enfants. Des anomalies neurologiques permanentes telles que la surdité, la labilité émotionnelle et l’hémiparésie peuvent se produire chez ceux qui ont eu une atteinte du système nerveux central. Dans les cas connus, certains effets comprennent également des nausées, des maux de tête, de la fièvre, des vomissements et parfois un gonflement des testicules.
Causes
Notez que la maladie est le fait d’un virus de la famille des Flaviviridae, qui est étroitement apparenté au virus du Nil occidental et au virus de l’encéphalite de St. Louis. Le virus de l’encéphalite japonaise est transmis par les piqûres de moustiques du genre Culex qui ont tendance à se nourrir du crépuscule jusqu’à l’aube. Au nombre des vecteurs les plus communs, on distingue Culex tritaeniorhynchus et Culex bitaeniorhynchus.
Les larves se développent dans les rizières inondées, les marais et les petites flaques d’eau autour des champs cultivés. Les porcs et certaines espèces d’oiseaux sauvages amplifient réellement le virus dans leur sang lorsqu’ils sont piqués, de sorte que les zones où ces animaux sont répandus sont également celles qui sont à haut risque. Les habitats perpétuant le cycle de transmission du virus sont donc principalement situés dans les zones rurales et agricoles.
Épidémiologie et zones à risque

Notez aussi que les pays qui ont eu des épidémies majeures dans le passé, mais qui ont réussi à contrôler la maladie principalement par la vaccination, sont, entre autres, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, Taiwan et la Thaïlande. D’autres pays qui ont encore des épidémies périodiques sont le Vietnam, le Cambodge, le Myanmar, l’Inde, le Népal et la Malaisie.
L’encéphalite japonaise a été signalée dans les îles du détroit de Torres et deux cas mortels ont été signalés dans le nord de l’Australie du nord en 1998. Des cas ont aussi été signalés dans l’État de Kachin, au Myanmar en 2013. La propagation du virus en Australie est particulièrement préoccupante pour les agents de santé australiens, en raison de l’introduction non planifiée de Culex gelidus, un vecteur potentiel du virus, en provenance d’Asie.
Traitement
Il n’y a pas de traitement spécifique pour l’encéphalite japonaise. La prise en charge est essentiellement symptomatique et comprend une assistance pour l’alimentation, la respiration et le contrôle des crises. L’augmentation de la pression intracrânienne observée pendant la crise aigüe peut être gérée avec du mannitol. Il n’y a pas de transmission de personne à personne et, par conséquent, les patients n’ont pas besoin d’être isolés.
Prévention encéphalite japonaise

Le risque de contamination est très faible pour les voyages de courte durée (moins de 30 jours) et pour les personnes qui limitent leur voyage aux centres urbains. Les expatriés et les voyageurs, qui séjournent pendant des périodes prolongées dans des zones rurales, sont ceux qui courent le plus de risques. Cependant, les touristes qui effectuent des activités nocturnes sans protection appropriée dans les zones rurales peuvent se faire contaminer. Les amateurs de vélo, de camping et certaines activités professionnelles peuvent courir un risque accru même si leur voyage est bref.
Vaccination
L’infection par le virus de l’encéphalite japonaise confère une immunité à vie. Il existe actuellement trois vaccins disponibles, dont SA14-14-2, IC51 et ChimeriVax-JE. Le second est commercialisé en Australie et en Nouvelle-Zélande sous l’appellation JESPECT et ailleurs comme sous le nom commercial IXIARO. Le troisième est, quant à lui, commercialisé sous l’appellation IMOJEV. Tous les vaccins actuels sont basés sur le génotype III du virus. Les personnes voyageant dans des zones à risque et principalement celles qui visitent des zones rurales sont appelées à se faire vacciner.
Lutte contre le vecteur

Maladie potentiellement mortelle, l’encéphalite japonaise est une maladie qui peut vous toucher si vous visitez l’Asie et certaines îles du Pacifique Ouest. Cette maladie virale est transmise par la piqûre de moustiques qui pullulent aux abords des rizières. Le risque de contracter la maladie est très grand si vous visitez des zones rurales. La prévention constitue l’unique moyen de lutter contre cette pathologie, car il n’existe aucun traitement curatif. Faites-vous donc vacciner avant d’entreprendre un quelconque voyage dans les zones où ce mal est endémique.
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