Décès : comment se déroule une inhumation et quelles sont les formalités à effectuer ?

Le décès d’une personne bouleverse la vie de sa famille et de ses proches. Mais cette perte devient plus douloureuse lorsque vient le moment d’inhumer le défunt. L’inhumation consiste à enterrer le défunt. Plus explicitement, le corps du défunt est placé dans un cercueil puis mis sous terre dans un cimetière. Déroulement, démarches à suivre, les lieux autorisés pour un enterrement… Nous vous éclairons sur tous les points essentiels à savoir durant le déroulement d’une inhumation.

Choisissez le monument funéraire qui convient

Communément appelé « tombe », le monument funéraire est la dernière demeure du défunt. Après l’enterrement, c’est auprès de ce monument que ses proches se recueillent pour apaiser leur tristesse. De ce fait, il est possible de personnaliser le monument funéraire selon les volontés du défunt ou à la demande de sa famille. Pour ce faire, deux solutions s’offrent à vous :

  • passer par une société de pompes funèbres qui propose des services de marbrerie,
  • vous adresser directement à une marbrerie funéraire qui prendra en charge la conception de la tombe du défunt.

Le coût dépend de plusieurs critères : ornements, plaques, teinte choisie… Afin de déterminer le prix de la pierre tombale, faites une demande de devis auprès d’une marbrerie en soumettant vos besoins au professionnel.

Grâce à son savoir-faire, le marbrier funéraire intervient à différentes échelles. Il conçoit le monument funéraire selon un cahier des charges qu’il prend soin de respecter. En effet, un bon marbrier doit reproduire à l’identique chaque détail que vous avez indiqué :

  • les critères de couleur,
  • la matière à utiliser,
  • la forme du monument,
  • la gravure à poser,
  • les ornements à mettre en place.

Sur le monument, il peut graver ou sculpter des portraits, des paysages, une photo du défunt, de la famille ou de vacances, des motifs personnels, etc. Puis, il s’occupe de la pose du monument sur le lieu indiqué par la famille. Le marbrier intervient également lors des travaux de restauration et d’entretien d’un monument funéraire.

enterrement

Renseignez-vous sur les dernières volontés du défunt

De son vivant, le défunt exprime ses dernières volontés, souvent confessées à ses proches. Le défunt donne des instructions que la famille doit suivre après son décès. Par contre, cette demande n’est pas sans restriction. Lorsqu’elles sont valides, les proches se doivent de respecter et d’exécuter ses dernières volontés du défunt.

Que dit la loi ?

Selon l’article 3 de la loi du 15 novembre 1987, les désirs d’un défunt doivent être respectés à la lettre lorsqu’il s’agit de ses obsèques. Quel que soit son choix (une cérémonie civile, un rituel religieux spécifique, le type de cercueil, la forme de son monument funéraire, la musique à diffuser…), ses proches doivent suivre ses directives et les réaliser comme il se doit.

Les dernières volontés du défunt sont souvent contenues dans un testament, une lettre ou un contrat d’assurance obsèques. Si la personne en charge des funérailles connaissait l’existence des dernières volontés du défunt, mais qu’elle ne les a pas réalisées, la personne encourt une peine d’emprisonnement de 6 mois. À cela s’ajoute une amende de 7 500 euros. Les infractions peuvent être par exemple l’organisation d’une cérémonie religieuse alors que le défunt ne l’a pas souhaitée, ou encore le choix de l’inhumation alors que le défunt a voulu être incinéré et a exprimé cette volonté de son vivant.

Que faire si le défunt n’a pas rédigé ses dernières volontés ?

Lorsque vient le décès d’un être cher et que celui-ci n’a pas laissé d’instructions, les personnes proches de lui et les ayants droit constituent les légataires de la demande du défunt. Ce sont eux qui décident du déroulement des funérailles.

La personne qualifiée décidera à la place du défunt :

  • du mode de sépulture,
  • du devenir des cendres si le défunt a opté pour la crémation,
  • du type de cérémonie adopté lors des funérailles.

Cette personne est peut-être définie dans un testament. En l’absence d’une personne désignée par le défunt avant son décès, le cas échéant, les décisions appartiendront aux ayants droit qui sont généralement composés de l’épouse, des enfants ou des parents du défunt (s’il était célibataire et sans enfant). Et si ces personnes n’étaient pas là, les décisions incomberaient à la personne ayant entretenu des liens affectifs étroits avec le défunt lorsqu’il était encore en vie.

Peut-on contourner les dernières volontés d’un défunt ?

Les dernières volontés d’un défunt vis-à-vis de ses funérailles représentent son ultime droit en tant qu’être humain. Étant donné son importance, la loi a pour objectif de protéger ce droit afin que les tout derniers désirs du défunt soient réalisés. En revanche, si les instructions du défunt venaient à dépasser le cadre légal, elles ne pourraient pas être réalisées. Par exemple :

  • pour le cas d’une inhumation, il est interdit d’utiliser des cercueils métalliques et des urnes métalliques qui ne proviennent pas de l’établissement crématoire,
  • pour le cas d’une incinération, les cendres ne pourront pas être dispersées dans un lieu public,
  • les cendres sont remises aux proches et ne peuvent être divisées qu’en trois parties exactement.

Comment se déroule une inhumation ?

Une inhumation se déroule en plusieurs étapes, à respecter scrupuleusement (surtout si ce sont les dernières volontés du défunt).

Le choix du terrain

L’enterrement se passe généralement :

  • dans un cimetière communal,
  • dans une concession funéraire,
  • sur une parcelle de terrain à la disposition de la famille.

La demande d’inhumer dans un terrain privé peut être autorisée dans des cas exceptionnels et sous certaines conditions. Pour pouvoir enterrer un corps dans un terrain privé, il faut en effet que :

  • l’inhumation se déroule hors de l’enceinte de la ville, dans un village ou dans un tout autre lieu à une distance éloignée de la ville,
  • vous fassiez une demande d’autorisation auprès du préfet du département.

Si le défunt se trouve dans une famille modeste, l’enterrement aura lieu auprès du carré des indigents. Ce lieu est mis à la disposition de tous par la mairie de la région. L’inhumation se passera dans une division à caveau de terrain commun. Dans ce cas-là, les sépultures seront très simples, contrairement à une inhumation dans une concession familiale.

déroulement inhumation et formalités

Les formalités à suivre pour une inhumation

L’enterrement aura lieu en général environ 6 jours après le décès de la personne. L’organisation d’une inhumation requiert certaines formalités. En règle générale, c’est la responsabilité de l’entreprise de pompes funèbres de les remplir. Voici ce dont vous aurez besoin :

  • une demande d’autorisation pour réaliser un enterrement,
  • une déclaration du transport du corps du défunt,
  • une demande d’autorisation afin d’effectuer la mise en bière,
  • une fermeture du cercueil de façon définitive.

Ces demandes et déclarations nécessitent une demande dûment signée par les ayants droit ainsi qu’un acte de décès.

Les étapes de l’inhumation

L’inhumation constitue un temps fort, car c’est durant cette période que la famille et les proches font leur dernier au revoir à la personne disparue. Tout au long de la cérémonie, les proches doivent être le plus proche possible du défunt pour que la cérémonie soit plus intime. Pour ce faire, voici le déroulement d’une inhumation sans la cérémonie religieuse.

Le cercueil du défunt arrive au cimetière. Notons que les enterrements sans cercueil sont interdits en France. Des porteurs se chargent de transporter le cercueil jusqu’au lieu d’inhumation. Ses proches et sa famille se réunissent autour du cercueil avant de mettre en terre le corps du défunt. Selon les préférences de la famille, il peut y avoir des prières avant la mise en terre.

Comme l’organisation de l’inhumation appartient au personnel des pompes funèbres, la famille ne fera que préciser et discuter de tous les détails avec le professionnel. Notez que ce sont les employés des pompes funèbres qui prennent en charge la mise en terre. Une fois mis en terre, le personnel du cimetière procédera à la fermeture du caveau.

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