Oeil

La chirurgie réfractive : avantages et risques

Dans le domaine de la correction visuelle, les verres correcteurs ne sont pas l’unique solution. L’opération chirurgicale fait également partie des choix envisageables afin de retrouver une meilleure vue.

Le premier objectif de la chirurgie réfractive est de pouvoir se passer de lunettes ou de lentilles de contact.

Qu’est-ce que la chirurgie réfractive ?

Afin de comprendre ce qu’est la chirurgie réfractive, et comment elle peut améliorer votre vue, faisons un peu de science physique. En optique, la réfraction est la manière dont la lumière va changer de direction en passant d’un milieu vers un autre. Nous constatons tous la manière dont la lumière modifie l’aspect en passant de l’air vers l’eau, que ce soit dans un verre, à la piscine, etc.

L’œil humain fonctionne de la même manière. Les rayons lumineux, en passant par la cornée et le cristallin, vont ainsi être modifiés afin de se focaliser sur la rétine au fond de l’œil.

Cependant, des défauts peuvent exister entraînant une déviation imparfaite de la lumière. En cas de myopie, la focalisation se fait avant la rétine, et à l’inverse, pour les personnes hypermétropes, après la rétine. Dans la vision des presbytes, seuls les objets proches sont flous, et pour les astigmates, une cornée ovoïde explique le trouble de la vision.

En cas de défaut de réfraction, des solutions chirurgicales sont envisageables afin de corriger ces défauts.

Si le problème provient de la courbure de la cornée, on procède à une chirurgie réfractive cornéenne durant laquelle le chirurgien retire du tissu cornéen. En revanche, si le défaut trouve son origine dans le cristallin, l’intervention visera à corriger la vision lors d’une chirurgie réfractive intraoculaire.

Il existe plusieurs centres ophtalmologiques spécialisés dans la chirurgie réfractive à Paris qui seront à même de vous conseil sur le meilleur traitement adapté à votre cas.

La chirurgie réfractive : comment ça marche?

Dans le cas de la chirurgie réfractive cornéenne, il existe trois techniques de correction au laser, correspondant à trois générations technologiques.

  • Depuis le début des années 90, le laser Excimer de surface, également connu sous le nom de PKR (Photokératectomie réfractive), consiste en l’application d’impulsion de laser, après retrait de l’épithélium (couche superficielle protégeant la cornée). Elle est particulièrement recommandée pour les myopies les moins graves.
  • Avec les années 2000, une nouvelle technique, le Lasik 100 % laser, permet de combiner le laser Femtoseconde, qui va couper un volet cornéen, à celle du laser Excimer. Le travail y est plus profond est donc le traitement plus efficace pour les myopies , mais également pour l’hypermétropie, l’astigmatisme, et la presbytie.
  • À partir du début des années 2010, la technique SMILE (pour Small Incision lenticule extraction) a étendu l’usage du laser Femtoseconde. En procédant à une incision sur 3,5 mm, on ouvre la voie au retrait d’une lenticule de cornée.

Pour une chirurgie réfractive intraoculaire, deux modalités sont envisageables, selon la pathologie.

  • Le maintien du cristallin : un implant, en charge de corriger la réfraction, est disposé devant le cristallin
  • Le retrait du cristallin : en procédant à l’ablation du cristallin et en le remplaçant par un implant, monofocal ou multifocal, on corrige la vue du patient.
Vue

Comment l’opération s’effectue et quels en sont les risques ?

À l’instar de tout type d’intervention chirurgicale, il existe des procédures et des risques inhérents. Aucune opération n’est sans danger.

Procédées sous anesthésie locale, la chirurgie réfractive, effectuée sous microscope, est rapide, est devenue une opération courante.

Cependant, courante ne signifie pas banale, et des complications peuvent émerger, et le patient doit être informé des risques. Si la plupart de ces complications restent limitées, d’autres peuvent entraîner une nouvelle intervention, et même aggraver la vision.

Ainsi, des douleurs sans gravité peuvent intervenir pendant 48 heures après une opération par chirurgie laser Excimer.

Pour le Lasik et le SMILE (combiné au Femtoseconde), des éblouissements, des troubles de la ligne d’acuité, l’apparition de halos lumineux en conduite de nuit, une sécheresse des yeux ou une perte de contraste peuvent s’installer. Ces conséquences sont la plupart du temps temporaires. En cas de persistance, il faudra envisager soit un traitement soit une nouvelle opération.

Si la chirurgie est invasive comme c’est le cas dans les interventions visant le cristallin, l’apparition d’infection doit être intégrée dans les risques, bien qu’elle soit rarissime.

En la matière, sachez que votre meilleur conseiller reste votre praticien. Il saura vous conseiller et vous recommander les meilleures solutions afin d’effectuer votre choix en toute tranquillité.

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