sonde naso-gastrique

Sonde naso gastrique

Une sonde naso-gastrique est un tube qu’on insère dans l’estomac par le nez. Elle est utilisée pour le soutien nutritionnel à court ou moyen terme, ainsi que pour l’aspiration du contenu de l’estomac. Si vous ne pouvez pas manger ou avaler, vous devrez peut-être recevoir une sonde naso-gastrique. Ce processus est connu sous le nom d’intubation naso-gastrique. Abraham Louis Levin est l’inventeur de la sonde naso-gastrique. Intéressons-nous de près à ces sondes si particulières.

Quels sont les différents types de sondes naso-gastriques ?

Une sonde naso-gastrique est un tube long et mince en polyuréthane, en silicone ou en caoutchouc. Les sondes naso-gastriques sont disponibles dans des tailles françaises allant de 4 à 18. Les tailles sont ventilées par groupes d’âge. Les patients néonatals utilisent généralement des sondes dont la taille va de 4 à 8 Fr. Les patients pédiatriques utilisent des sondes dont la taille va de 6 à 14 Fr. Ces sondes ont une longueur de 53 à 100 cm.

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Les adultes utilisent des sondes dont les tailles vont de 12 à 18 Fr. Leurs longueurs varient de 106 à 127 cm.

Les types de sondes naso-gastriques comprennent :

  • La sonde de Levin, qui est une sonde à petit alésage et à lumière unique. Cette sonde est plus appropriée pour l’administration de médicaments et pour la nutrition.
  • la sonde de Salem, qui est une sonde naso-gastrique à grand alésage et à double lumière. Cette sonde permet l’aspiration dans une lumière et la ventilation dans l’autre. Cela permet de réduire la pression négative et d’empêcher l’aspiration de la muqueuse gastrique dans le cathéter.
  • le modèle Dobhoff, qui est un tube à petit alésage avec un poids à l’extrémité. Cette masse est destinée à tirer la sonde de Dobhoff par gravité lors de l’insertion.

Les sondes naso-gastrique en polyuréthane ou en silicone ne sont pas affectées par l’acide gastrique et peuvent donc rester dans l’estomac pendant une période plus longue que les sondes en PVC, qui ne peuvent être utilisées que pendant deux semaines.

Les indications de la sonde naso-gastrique

L’intubation naso-gastrique est le plus souvent utilisée chez les patients comateux ou qui ont :

  • des blessures au cou ou au visage;
  • subi une chirurgie du cou ou du visage;
  • besoin d’une ventilation mécanique pour respirer;
  • une obstruction ou un blocage intestinal.

La sonde naso-gastrique est également utilisée pour aider à traiter certains nourrissons prématurés. Le médecin peut vous donner de la nourriture et des médicaments via une sonde naso-gastrique. Ils peuvent également lui appliquer une succion, ce qui leur permet d’éliminer le contenu de votre estomac.

Par exemple, votre médecin peut utiliser l’intubation naso-gastrique pour aider à traiter un empoisonnement accidentel ou une surdose de médicament. Si vous avez avalé quelque chose de nocif, ils peuvent utiliser une sonde naso-gastrique pour essayer de le retirer de votre estomac ou administrer des traitements. Par exemple, ils peuvent administrer du charbon activé à travers le tube pour aider à absorber la substance nocive.

Votre médecin ou infirmière peut également utiliser le sondage naso-gastrique pour retirer un échantillon du contenu de votre estomac pour analyse. Le sondage peut également aider à enlever une partie du contenu de votre estomac pour soulager la pression sur une obstruction ou un blocage intestinal. La sonde peut également servir à retirer du sang de votre estomac.

Les contre-indications de la sonde naso-gastrique

Il faut éviter de poser des sondes naso-gastrique chez les patients qui ont été victimes de fractures au niveau du cou et du visage. Chez ces derniers, il y a un risque accru d’obstruction des voies respiratoires. La sonde risque également d’être mal placée. S’il n’y a pas d’autre alternative, il faudra être très attentif lors de la pose dans ces circonstances. Cela permettra de prévenir des traumatismes excessifs de l’œsophage.

La pose d’une sonde naso-gastrique est également très risquée chez les patients souffrant de troubles de la coagulation. Ce risque est encore plus grand si ce trouble résulte d’une distension des veines sous-muqueuses situées dans le tiers inférieur de l’œsophage. Ces veines, qu’on nomme varices œsophagiennes, peuvent facilement se rompre car elles sont très friables. Des mesures alternatives, telles qu’une intubation orogastrique, devraient être envisagées dans ces cas.

L’alimentation par sonde naso-gastrique ne convient pas aux patients qui présentent :

  • un risque d’aspiration élevé;
  • une stase gastrique;
  • un reflux gastro-œsophagien;
  • une sténose gastro-intestinale supérieure;
  • des blessures nasales;
  • des fractures du crâne.

Les usages de la sonde naso-gastrique

On utilise une seringue pour injecter des quantités minimales de liquide et de médicaments dans la sonde. On se sert d’un système gravitaire dans le cadre d’une alimentation continue. Dans ce cas, on place la solution au dessus de l’estomac du patient.

Dans le cas où une surveillance accrue est requise pour l’alimentation, la sonde peut être connectée à une pompe électronique permettant de contrôler et de mesurer les apports. Cette pompe peut également signaler une interruption dans le processus. On peut aussi utiliser les sondes naso-gastriques comme aides dans la prise en charge des troubles alimentaires qui affectent le pronostic vital du patient. La sonde est surtout nécessaire si le malade refuse de s’alimenter.

L’aspiration naso-gastrique consiste à drainer le contenu stomacal via une sonde naso-gastrique. Cette opération sert principalement à éliminer les sécrétions gastro-intestinales, ainsi que l’air avalé chez les patients présentant des obstructions gastro-intestinales. Elle peut aussi être utilisée pour préparer le patient avant une intervention chirurgicale sous anesthésie et pour prélever des échantillons de liquide gastrique à des fins d’analyse.

Dans le cas où la sonde naso-gastrique doit être utilisée pour un drainage continu, on ajoute généralement un sac collecteur qu’on place en dessous de l’estomac du patient. On peut également lui ajouter un système d’aspiration. Toutefois, cette procédure est généralement limitée aux situations d’urgence. En effet, une aspiration continue peut aisément détériorer la muqueuse stomacale. En dehors des urgences, on recourt généralement à une aspiration intermittente.

Les patients qui ont subi une pneumonectomie peuvent bénéficier d’un drainage par aspiration afin de prévenir les vomissements dus à l’anesthésie et de prévenir une aspiration éventuelle du contenu de l’estomac. L’aspiration du contenu de l’estomac peut, en effet, entraîner de sérieuses complications chez les patients en convalescence.

Pose de la sonde naso-gastrique

Avant qu’une sonde soit insérée, elle doit être mesurée. Pour le faire, on met son extrémité distale sur le bout du nez du patient. On fait ensuite une boucle autour de son oreille, puis on la positionne à environ 1 à 2 pouces sous le processus xiphoïde. On marque ensuite la sonde à ce niveau pour garantir qu’elle sera insérée assez profondément dans l’estomac du patient.

La sonde naso-gastrique sera placée par un professionnel de la santé, comme un médecin ou une infirmière, et cela se fait généralement à l’hôpital. La pose peut être faite pendant que le patient est endormi (sous sédation), mais dans la plupart du temps le patient est éveillé. Une sédation locale des narines avec de la lidocaïne ou un spray anesthésique peut être utilisée.

sonde naso-gastrique
La sonde naso-gastrique s’insère d’abord à travers les narines, puis à travers l’œsophage, avant de finir dans l’estomac. La procédure est inconfortable, mais elle ne devrait pas être douloureuse car cela pourrait indiquer que le tube n’est pas placé correctement.

Au cours de la procédure, le praticien vous demandera probablement de plier la tête, le cou et le corps sous différents angles pendant qu’il enfile le tube. Ces mouvements peuvent aider à mettre le tube en position, sans vous causer trop de douleur ou d’inconfort. Il peut également vous demander d’avaler ou de prendre de petites gorgées d’eau lorsque le tube atteint l’œsophage pour l’aider à glisser dans votre estomac.

Une fois le tube inséré, l’équipe de soins de santé vérifiera qu’il est au bon endroit et que tout s’est bien passé. Une façon de le faire est de faire une radiographie, qui montrera l’emplacement du tube. Une autre façon consiste à utiliser le tube pour ajouter ou retirer du contenu gastrique, ce qui peut montrer que le tube est correctement placé dans l’estomac.

Le tube doit être maintenu en place pour l’empêcher de bouger. Il existe plusieurs façons de sécuriser une sonde naso-gastrique. La méthode la moins invasive est la bande adhésive. La bande est enroulée autour de la sonde et scotchée sur le nez du patient pour éviter qu’elle détache accidentellement. Un autre dispositif de fixation est la bride nasale, un dispositif qui permet de maintenir la sonde en utilisant les deux orifices nasals.

Les risques liés à une intubation naso-gastrique

Bien que la plupart des sondes naso-gastriques soient placés sans incident, il existe certains risques. L’une des choses qui peuvent se produire pendant l’insertion du tube est une blessure à l’œsophage, à la gorge, aux sinus ou à l’estomac.

Si une sonde naso-gastrique se bloque ou se détache, il est possible qu’il puisse y avoir d’autres problèmes. Il est également possible que tout aliment ou médicament introduit dans le tube soit régurgité ou pénètre dans les poumons. Les professionnels de la santé qui placent les sondes naso-gastriques sont formées pour être à l’affût de toute complication potentielle.

L’alimentation par sonde naso-gastrique peut également potentiellement causer :

  • des crampes abdominales;
  • un gonflement abdominal;
  • la diarrhée;
  • la nausée;
  • des vomissements;
  • la régurgitation d’aliments ou de médicaments.

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