Cancer

Tout ce que vous devez savoir sur le Cancer de l’endomètre

Le cancer de l’endomètre (ou cancer de l’utérus) est le 5e cancer féminin après le cancer du sein, du côlon, du poumon et les tumeurs de la peau. Il touche surtout les patientes en surpoids qui n’ont jamais eu d’enfants, majoritairement après la ménopause.

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. Elle est éliminée naturellement pendant les règles.

Données épidémiologiques du cancer de l’endomètre

Chaque année en France, le diagnostic de cancer de l’endomètre est posé chez 7275 femmes (en 2012).

Âge

L’âge moyen au moment du diagnostic est de 69 ans en France. Le cancer de l’endomètre touche donc principalement les femmes après la ménopause. Il reste assez rare chez les femmes de moins de 40 ans.

Incidence

L’incidence du cancer de l’endomètre est assez stable depuis une trentaine d’années en France. On estime que le taux d’incidence est de 11 pour 100 000. Si l’on note une légère augmentation entre 1980 et 2012, cela peut s’expliquer par le vieillissement de la population et la tendance au surpoids et l’obésité qui a augmenté au fil des ans.

Pronostic

Le pronostic du cancer de l’endomètre est dit « intermédiaire ». On estime le taux de survie à approximativement 80 %, en fonction du stade :

  • Lorsque le stade est peu avancé et que la tumeur se limite à l’endomètre, les chances de survie sont élevées (plus de 95 %), ce qui représente pas loin de 70 % des cas de cancer utérin.
  • En revanche, lorsque le cancer est avancé et présente des métastases à distance, les chances de survie à 5 ans oscillent entre 15 et 20 %.
  • En moyenne, en présence d’un stade intermédiaire, le taux de survie à 5 ans avoisine 65 %.

Cancer de l’endomètre : les facteurs de risque

Le cancer de l’endomètre n’est pas induit par un virus, contrairement au cancer du col de l’utérus, mais par un dérèglement hormonal. Les variations hormonales, et notamment le rôle joué par les œstrogènes, ont en effet été mises en évidence comme facteur de risque à travers différentes études de la littérature scientifique.

Les facteurs de risque principaux du cancer de l’endomètre sont donc des facteurs étroitement liés à des variations hormonales importantes :

  • le surpoids et particulièrement l’obésité ;
  • le diabète ;
  • la prise d’un traitement hormonal par Tamoxifène ;
  • la nulliparité ;
  • des premières règles précoces ou une ménopause tardive ;
  • l’antécédent personnel de Syndrome de Lynch/HNPCC (héréditaire).

Les patientes ayant été traitées par Tamoxifène font l’objet d’une surveillance étroite et d’un dépistage afin d’identifier de possibles lésions précancéreuses, souvent suivies de l’apparition d’un cancer de l’utérus. Cette surveillance inclut des consultations gynécologiques ainsi que des échographies pelviennes à intervalle régulier.

À noter que la pilule contraceptive par œstro-progestatifs serait considérée comme étant un facteur protecteur face à ce type de cancer.

Symptômes du cancer de l’utérus

Les symptômes les plus fréquemment rencontrés en présence d’un cancer de l’endomètre sont :

  • des métrorragies (saignements utérins moyens en dehors des règles, ou après la ménopause) ;
  • des leucorrhées (pertes blanchâtres) ;
  • des cystites ou infections gynécologiques importantes et répétées, non calmées par les traitements classiques.
Lits d'hôpital

Diagnostic du cancer de l’endomètre

Le diagnostic du cancer de l’endomètre repose sur un interrogatoire et un examen clinique (réalisés au cours d’une consultation gynécologique) et la réalisation d’une échographie pelvienne et endovaginale. En fonction des résultats obtenus, des biopsies de l’endomètre et une IRM pelvienne sont demandées pour confirmer le diagnostic et vérifier l’extension de la lésion tumorale.

Cancer de l’utérus : traitements

Le traitement de référence du cancer de l’endomètre est la chirurgie. L’hystérectomie totale + salpingo-ovariectomie bilatérale est l’intervention chirurgicale la plus souvent retenue. Cette opération consiste à retirer tout l’utérus, les ovaires et les trompes de Fallope.

Des traitements complémentaires sont parfois proposés en RCP, comme la radiothérapie, la chimiothérapie, ou encore l’hormonothérapie, selon le stade du cancer et l’état de santé global de la patiente.

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